Dépenses de santé : un taux d’effort progressif chez les actifs, plus faible chez les retraités aisés et très élevé pour certains ménages modestes
Périodique
Paris : Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, Etudes et Résultats, (1345), 2025, 8 p., ISSN 1146-9129
Thématique(s) : Santé publique
Les actifs en emploi sont surreprésentés dans le top 10 % : ils constituent les trois quarts des ménages aux taux d’effort élevés. En effet, salariés et indépendants contribuent davantage au financement de l’assurance maladie obligatoire que les autres ménages, du fait des cotisations maladie retenues sur les revenus d’activité.
Toutes sources de financement confondues, les actifs en emploi très aisés consacrent 18 % de leur revenu à la santé, contre 11 % pour les retraités très aisés. Pour les ménages très modestes, les taux d’effort sont plus proches entre actifs en emploi et retraités (15 % et 14 %). Ainsi, alors que les taux d’effort augmentent en moyenne avec le niveau de vie pour les actifs en emploi, ils diminuent pour les retraités.
Enfin, les taux d’effort les plus extrêmes (top 1 %) sont acquittés par des ménages souvent modestes, parfois retraités, parfois en affection de longue durée (ALD) et ayant peu recours à la complémentaire santé solidaire. Pour ces ménages, les primes des complémentaires et les restes à charge pèsent lourdement sur le revenu.
(Résumé de l'éditeur)
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Santé publique Dépense de santé Soins Assurance maladie Salarié Population active Revenu Personne retraitée Niveau de vie Population défavorisée Ressource financière Emploi
